Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /2009 21:29

Quand la Droite défend les hauts revenus, la Gauche Haut-Normande, avec Alain Le Vern, défend les Haut-Normands. La preuve sur ce site très utile et plein d'idées: www.lapreuve.net

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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 10:05

Par Nicolas Mayer-Rossignol, LABO76.

Le gouvernement a rendu publics plusieurs projets de lois concernant les collectivités locales, dont un qui prévoit la
 suppression de la taxe professionnelle (TP).

La grande majorité du monde politique, à droite et à gauche, s'accorde à dire que la TP est un impôt économiquement inadapté, qui pénalise l'investissement. Le réformer est donc nécessaire.

Néanmoins, la TP constitue aujourd’hui une ressource majeure (43.9% en moyenne, soit 25 milliards d'Euros au total) pour les collectivités locales, qui agissent au quotidien pour tous les Français : écoles, collèges, lycées, transports publics, aide aux personnes âgées, qualité de l’environnement, soutien aux associations culturelles et sportives….


Selon les chiffres officiels, la suppression de la TP entraînera une diminution de la charge fiscale -c'est à dire des impôts en moins- pour les entreprises de 11,7 milliards d'Euros en 2010 et de 5,8 milliards d'Euros par an ensuite
[1].

Le gouvernement s’est engagé à ce que l’intégralité du manque à gagner dû à la suppression de la TP soit compensée. Or, ces 5,8 à 11,7 milliards représentent une perte nette pour les finances publiques (qu’elles soient de l’Etat ou des collectivités, peu importe). C'est une ressource budgétaire en moins. Elle ne peut donc être compensée par de simples transferts fiscaux de l’Etat vers les collectivités (des recettes auparavant perçues par l’Etat le seraient désormais par les collectivités), ce qui serait neutre pour les contribuables.

Il y a donc 5,8 à 11,7 milliards d'Euros à trouver. Et il n’y a que trois moyens de le faire :

  1. augmenter les impôts sur les entreprises, ce qui n’aurait évidemment pas de sens puisque l’objectif du projet gouvernemental est précisément de les diminuer.
  2. augmenter les impôts sur les ménages. Il y a environ 26 millions de ménages en France. Cela reviendrait donc à créer un nouvel impôt sur tous les contribuables de 11,7/26=450 Euros par ménage en 2010, et de 5,8/26=223 Euros/an ensuite.
  3. accroître le déficit et l’endettement de l’Etat, qui atteignent d’ores et déjà des sommets. Cette alternative revient en fait à la précédente, puisqu’il faudra bien, un jour, que les Français soient mis à contribution pour que la France honore ses dettes.
  4. (une quatrième option existe en théorie : réduire drastiquement les dépenses de l’Etat de manière à dégager une marge de plusieurs milliards d’Euros, ce qui n’est clairement pas envisagé.)

Le gouvernement certifie que la suppression de la TP sera intégralement compensée pour les collectivités locales. Compte tenu de l'état des finances nationales, il est difficile de le croire. Mais même avec les yeux de la foi, il faudra, pour assurer cette compensation, trouver plusieurs milliards d'Euros. Et comme  cela ne se trouve pas sous le pied d’un cheval, il faudra bien que le gouvernement augmente l’impôt des Français : pour 2010, ce sera 450 Euros par ménage.

Comme la baisse de la TVA pour les restaurateurs (2,5 milliards/an) ou la défiscalisation des heures supplémentaires (4,5 milliards/an), la réforme annoncée de la TP n’est jamais qu’un nouvel allègement fiscal pour les entreprises,

qui va coûter à l’Etat plusieurs milliards d’Euros par an et qui signifie, après la taxe carbone, la hausse du forfait hospitalier, les 'franchises' médicales, la taxation des arrêts maladie... un nouvel impôt sur la tête des Français les moins fortunés.

Nicolas Mayer-Rossignol est animateur du LABO76.


 

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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 16:03
Article publié dans Le Monde du 6 novembre 2009.

A trop vouloir singer les Florentins de Machiavel, on oublie la ruse de la raison chère à Hegel. Cette vérité, le président de la République pourrait en faire la cruelle expérience avec le "vrai débat sur l'identité nationale" qu'il vient de relancer par l'entremise de son ministre de l'immigration. Il croit tendre un piège à la gauche. Pour peu que celle-ci parle et qu'elle parle juste, le retour de bâton pourrait lui être fatal.

 


Nicolas Sarkozy veut diviser la gauche ? Qu'il médite le précédent survenu de l'autre côté de l'Atlantique. Loin de refuser le débat sur les "valeurs américaines", Barack Obama s'est délibérément placé sur ce terrain pour montrer qu'il était le dépositaire de la promesse des Pères fondateurs, bafouée par G.W. Bush et les néoconservateurs.

Eric Besson veut fédérer la droite ? Il a encore à apprendre du camp qu'il a rallié. Tout le monde n'y accole pas nation et immigration ! Il existe une droite républicaine dans notre pays, qui n'a pas oublié Romain Gary, né Kacew en 1914 à Vilnius, compagnon de la Libération, diplomate, écrivain, qui affirmait au crépuscule de sa vie : "Je n'ai aucun problème d'identité. Je me sens insolemment français."


L'UMP veut séduire l'extrême droite ? En 2007, son candidat l'a emporté parce qu'il a siphonné les voix du Front national, mais ces vases communicants électoraux avaient un prix : contre les bandes, "le Kärcher" ; contre l'individualisme, "la liquidation de Mai 68" ; contre le monde interdépendant, "l'immigration choisie". Deux ans et demi plus tard, alors qu'approchent les élections régionales, voilà que "la terre ne ment pas". En pure perte : les "ultras" n'en ont jamais pour leur argent...


L'"opération identité" téléguidée par l'Elysée ne met nullement le Parti socialiste dans l'embarras. Nous sommes le premier parti d'élus locaux du pays. De la mairie au monument aux morts en passant par l'école, nous montrons chaque jour notre attachement à la nation fédératrice, éducatrice, protectrice. Ont aussi été tirées les leçons des années de gouvernement et de ce qui coupa le PS de son ancrage populaire, ce technocratisme mâtiné d'élitisme qui n'évoquait l'histoire de France que pour demander pardon.


L'année du 150e anniversaire de la naissance de Jaurès, la gauche n'a aucun souci avec l'identité française. A nos yeux, elle signifie encore et toujours République. De Renan à Lavisse, la France s'est forgée contre une conception ethnico-nationale fondée sur des critères d'appartenance. Quand la "francitude" vire à l'étouffoir, comme avec la colonisation ou sous Vichy, notre pays éteint les Lumières et vit des nuits noires.


L'identité républicaine a plus de résonance encore avec la crise. Le chômage explose. La désindustrialisation fait des ravages. Les déficits publics s'accumulent. Pour nos concitoyens, le problème central, c'est la question sociale. Sur ce débat-là, le gouvernement reste discret ! Et pour cause : au lieu de réduire les inégalités, ses choix budgétaires et fiscaux les aggravent. Pire, il abîme les invariants qui, par-delà les conditions économiques et les alternances politiques, cimentaient la France : la séparation du politique et du religieux, une diplomatie singulière, une morale élémentaire qui ne faisait pas de l'argent la mesure de toute chose. Sur ce chemin républicain, nous vivons actuellement une dangereuse embardée.


L'identité de la France, au dedans comme du dehors, ce sont d'abord les droits de l'homme. Qu'en reste-t-il lorsque sont renvoyés des réfugiés dans un pays en guerre ? L'identité de la France, c'est la laïcité. Pourquoi la qualifier de "positive" : ne l'était-elle pas sans épithète ? Et à quoi rime la prétendue supériorité du prêtre sur l'instituteur "dans la transmission des valeurs" ?


L'identité de la France, c'est l'universalisme. Mais alors, pourquoi l'ethnocentrisme du discours de Dakar sur l'homme africain ou l'occidentalisme qui sous-tend le retour au sein du commandement intégré de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) ?


L'identité de la France, c'est l'égalité. Entre 2002 et 2009, 5 % des Français les plus aisés ont bénéficié des deux tiers des 30 milliards de baisses d'impôts. Quant à notre système de protection sociale, fondement du modèle français et amortisseur de crise de l'aveu même de ses contempteurs, il est attaqué de tous côtés : santé, retraites, accidents du travail, chômage, rien n'échappe au rasoir libéral.


Enfin, l'identité de la France, c'est la liberté qui consiste aussi à ne pas imposer ces grands principes à coups de matraque ou de règle. C'est par la force de son projet que la République, fille de la raison, veut l'adhésion de tous les Français. On n'impose pas une identité : on la construit. Par le respect des personnes et des engagements. C'est probablement là que le sarkozysme pèche le plus. Par calcul et tempérament, il divise au lieu de rassembler, comme si, pour faire nation, il fallait trier "le bon grain de l'ivraie", le "bon" jeune et le délinquant, la France qui "se lève tôt" et celle qui est exclue du marché du travail. Par idéologie, il stoppe les moteurs de la cohésion nationale. Où sont le plan Marshall pour les banlieues, les crédits pour les associations des quartiers populaires, les dotations pérennes pour les collectivités locales, le soutien aux services publics, Poste, hôpital, police, justice, et à leurs agents ? Et l'école de l'égalité réelle, où est-elle, à l'heure de la ghettoïsation, de la fin de la carte scolaire, de la suppression par milliers de postes de professeurs ?

Décidément, dans ce "débat", le Parti socialiste n'a pas à avoir honte. Il est temps qu'il se dresse face aux tenants de l'identité Fouquet's pour leur dire comme Jaurès aux démolisseurs d'il y a un siècle : "Puisque vous désertez la politique républicaine, c'est nous, socialistes, qui la ferons."


Membre du Labo76, Guillaume Bachelay est conseiller général de Seine-Maritime et secrétaire national du Parti socialiste.
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /2009 11:39


Le gouvernement veut imposer des lois de recentralisation. C'est un danger pour l’action des communes, des départements et des régions pour notre éducation, notre santé, nos transports publics, nos emplois, notre aide sociale.

73% des investissements viennent des collectivités locales. La décentralisation, c’est la démocratie locale au service des citoyens. Il faut une réforme territoriale pour l’améliorer, pas pour la casser.


Agissons pour défendre la démocratie locale face à la volonté autoritaire du pouvoir.
Rendez-vous sur
http://www.parti-socialiste.fr/territoires/

 

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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /2009 12:02

" La santé n’est pas une marchandise, l’hôpital n’est pas une entreprise"

 

Comment sauver l'hôpital en France ? En quoi consiste le projet de loi Bachelot ? Que demandent les syndicats ? Que proposent les socialistes ?

Pour participer à ce débat de fond, le LABO76 vous invite à une réunion avec Yves BLOCH, délégué régional de la FHF (Fédération Hospitalière de France), par ailleurs Directeur du Centre Hospitalier de Dieppe.

La réunion aura lieu mercredi 17 juin, 18h à Dieppe, salle annexe de la Mairie.
Seront notamment présents:

Sandrine HUREL, Députée et Conseillère Générale de Dieppe
Thierry LEVASSEUR, 2ème adjoint de la Ville de Dieppe et Vice-Président de la Communauté d'agglomération 'Dieppe Maritime'.

Cette réunion est publique, ouverte aux militants comme aux sympathisants. Elle donnera lieu à un compte rendu qui sera mis en ligne sur le site internet.

La capacité d'accueil de la salle étant limitée, merci de bien vouloir nous informer de votre participation par email à
contact@lelabo76.com .

 

Au travail!

Par LE LABO76 - Publié dans : Santé
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