Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /2009 00:03

L’industrie automobile s’écroule. En France, les ventes de voitures neuves ont plongé de près de 16% en décembre 2008 après une chute de 14 % en novembre et de 6 % en octobre – la pire dégringolade depuis 30 ans. Les carnets de commandes se vident, les stocks enflent, les fournisseurs, sous-traitants et équipementiers sont exsangues.

La Seine-Maritime, où l'automobile emploie plus de 13 000 personnes, est l'un des Départements les plus touchés.

Il est urgent d'agir. Le Parti Socialiste a dénoncé l'insuffisance des mesures prises par le gouvernement pour soutenir l'industrie automobile et ses salariés. Le Secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc Chatel a annoncé que des "Etats généraux de l'automobile" se tiendront le 20 janvier. Mais comme souvent avec Nicolas Sarkozy, il est à craindre que les effets d'annonces ne soient que des annonces sans grands effets. Les caisses sont vides...

Comment repenser et relancer le secteur ?

 

Pour participer à ce débat de fond, le LABO76 vous invite à deux réunions-débats au siège de la Fédération du PS76 (32 rue d'Elbeuf à Rouen) :

 

-JEUDI 15 JANVIER de 12h30 à 14h avec Jean-Dominique WAGRET, Délégué Régional de Renault et Vice-Président du pôle de compétitivité MOV'EO.

-VENDREDI 16 JANVIER de 11h00 à 13h avec des représentants syndicaux :


  *CFDT : Alain LAROSE, Secrétaire général de l'Union métaux Normandie CFDT,

 
*CGT : Jean-Pierre LENORMAND, Secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de la métallurgie CGT76 et Philippe BOUTANT, Responsable du secteur économique à l'Union syndicale,


  *FO : Michel MAINGUY et Hervé PERIER, Secrétaires fédéraux FO métallurgie en charge du secteur automobile.

 

Ces réunions sont ouvertes aux militants comme aux sympathisants. Chaque réunion donnera lieu à un compte rendu qui sera mis en ligne sur le site internet.

La capacité d'accueil de la salle étant limitée, merci de bien vouloir nous informer de votre participation par email à contact@lelabo76.com .

 

A l'issue de ces travaux, le LABO76 rédigera un court rapport qui fera la synthèse des réunions, présentera une critique argumentée de la politique gouvernementale et détaillera des pistes concrètes d’actions.

 

Au travail! 

Par Le Labo76 - Publié dans : Automobile
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Samedi 3 janvier 2009 6 03 /01 /2009 22:51

 www.nonfiction.fr est un site d'actualité des idées animé par un collectif de chercheurs, journalistes et créateurs de sites Internet. Nonfiction.fr a posé quelques questions sur le LABO76 à Guillaume BACHELAY (Cléon), secrétaire national du PS pour l'industrie et les NTIC. Voici l'entretien, mis en ligne par nonfiction.fr le 29/12/2008.

LABO76: "POUR UN PS BIEN DE GAUCHE"


La famille des think-thanks accueille un nouveau venu à gauche. Guillaume Bachelay, nouveau secrétaire national du PS à l'industrie et créateur du Labo 76 a répondu aux questions de nonfiction. Entre ses champs de réflexion et la description de son projet, ce proche de Laurent Fabius et maire adjoint de Cléon (Seine-Maritime) n’oublie pas d’évoquer la perspective de 2012. Il reste cependant flou quant à la question de l’ouverture de son "Labo" aux militants hors PS.


nonfiction.fr : Aujourd'hui, les think-thanks fleurissent de partout, Terra nova semble être le plus armé à gauche, pourquoi un de plus ?

Guillaume Bachelay : Abondance de biens ne nuit pas. Je préfère le bouillonnement des idées de la gauche au désert intellectuel de la droite. Le Labo76 est complémentaire des autres think-tanks progressistes. Mais deux différences font sa singularité et, je l’espère, sa valeur ajoutée.

D’abord, il s’appuie sur la réalité d’un territoire. La Seine-Maritime aujourd’hui, ce sont 16 000 personnes qui vont passer les fêtes de fin d’année au chômage technique et 3 000 salariés qui ont été licenciés ces derniers mois. La crise de l’automobile, qui frappe General Motors ou Chrysler aux États-Unis, qui atteint Toyota dont les résultats sont dans le rouge pour la première fois de son histoire, n’a rien d’une abstraction chez nous ! Cette réalité donne une connaissance humaine autant qu’une expertise sur la crise de l’automobile et, plus largement, le risque de désindustrialisation de notre économie.

La seconde spécificité du Labo 76, c’est qu’il est un vrai collectif militant. Je n’ai rien contre les hauts fonctionnaires et les universitaires, bien au contraire. Mais je pense que les adhérents du Parti Socialiste n’ont pas seulement vocation à désigner leurs candidats, à trancher entre les motions du Congrès ou à coller des affiches. Nous disposons d’un vivier d’expériences, de talents, d’idées utiles pour l’élaboration d’un véritable projet socialiste. Notre Labo seino-marin est porté par une équipe de jeunes socialistes qui pensent que la bataille de 2012 se gagnera sur les idées et qu’elle se prépare maintenant.


nonfiction.fr
: "Clarté", "fermeté", "conviction", "précision", "exigeant", "critique", "renouvelé", "actif", "ouvert", "décloisonné"… tous ces mots sont employés dans le manifeste de Labo 76, pouvez vous développer réellement trois d’entre eux ?

Guillaume Bachelay : Je développerai trois adjectifs : renouvelé, ouvert, actif.

Si vous allez sur le site internet du Labo76, vous ne trouverez pas beaucoup de noms connus du grand public. Nous sommes nombreux à nous reconnaître dans les combats portés ces dernières années par Laurent Fabius, je pense à la loi sur la laïcité en 2004, à l’exigence de réorientation sociale de l’Europe en 2005, à la priorité aux salaires en 2006, au refus de la TVA sociale en 2007. Mais nous voulons aussi mettre en évidence le formidable renouvellement qui s’opère, à chaque congrès, au sein de la fédération PS de Seine-Maritime, l’une des plus dynamiques de France. Personne ne le sait car personne ne l’écrit, mais les sections socialistes des deux plus grandes villes du département, Rouen et Le Havre, sont animées par des militants qui ont moins de 30 ans.

Ensuite, nous avons besoin de renouer le dialogue avec les syndicalistes, les universitaires, les responsables d’associations, les chefs d’entreprises, les artistes. Être "ouvert", c’est un objectif essentiel du Labo76. Le PS doit être dans la rue et dans les têtes : dans la rue aux cotés des Français qui souffrent de la politique de Nicolas Sarkozy, dans les têtes en proposant un projet alternatif crédible. Le PS de Martine Aubry va redevenir une ruche. Ici, disons que nous travaillons à rendre le miel de gauche… bien de gauche.


Enfin, le Labo76 est avant tout un outil "actif", un outil de production. Pour chaque thème abordé – l’automobile, la santé, l’énergie – nous présenterons, à partir de notre expérience locale, des pistes concrètes d’action pour une autre politique au plan national. Le PS doit être le parti de gouvernement dans les mouvements, le parti dans l’opposition qui fait des propositions pour ne pas y rester une législature de plus.


nonfiction.fr : Le Labo 76 est implanté dans votre région et a pour objets de réflexion ceux de votre nouveau poste au secrétariat national du PS. A-t-il vocation à se développer sur d'autres territoires et champs de réflexion ?

Guillaume Bachelay : Le Labo76 ne se limitera pas à aux sujets dont j’ai la responsabilité au Parti Socialiste. Par exemple, nous plancherons dès le premier trimestre de 2009 sur les inégalités de santé dans les territoires, avec en ligne de mire la réforme de l’hôpital programmée par le gouvernement pour le début de l’année. C’est un sujet dont on parle peu dans les grands médias et qui est pourtant explosif pour notre vivre ensemble.

Quant à savoir si le Labo fera des petits dans les autres départements, nous le souhaitons et espérons modestement servir d’aiguillon pour d’autres camarades. En tout cas, je me réjouis que la direction du PS ait d’ores et déjà repris le concept en créant un laboratoire des idées au niveau national, qui est animé par le député Christian Paul.


nonfiction.fr : Qu'en est-il de l'ouverture aux élus et militants hors PS ?

Guillaume Bachelay : Notre manifeste est clair : le Labo76 est ouvert aux militants comme aux sympathisants. Nos réunions et les résultats de nos travaux seront publics. Pour convaincre, le PS doit travailler et s’ouvrir. C’est la double vocation du Labo.

 

Propos recueillis par mail le 23/12/2008 et mis en ligne le 29/12/2008. L'entretien est également disponible sur le site de nonfiction.fr.

Par Le Labo76 - Publié dans : Media
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Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /2008 12:25
NB: les posts de la catégorie 'regards' sont des analyses courtes et argumentées, faites par des membres du LABO76 sur des sujets d'actualité liés aux travaux du labo (plan de relance de l'économie, inégalités de santé, environnement et énergie...). Si vous souhaitez participer au débat et envoyer vos analyses, contactez nous par email: contact@lelabo76.com

La droite profite de son faux plan de relance pour libéraliser la commande publique.

On savait déjà que le plan de relance annoncé par le président de la République le 4 décembre dernier, dans son discours de Douai, a été conçu pour soutenir la relance de l'investissement des entreprises plus que pour aider à la reprise de la consommation (dont l'effet sur l'économie aurait été plus immédiat, comme le montre bien Thomas Piketty dans sa chronique à Libération du 23 décembre).

On découvre aujourd'qui que le Gouvernement saisit aussi l'occasion que lui donne ce plan de relance, peu critiqué vu le contexte, pour libéraliser le droit de la commande publique.

Il faut rappeler ici que le droit français de la commande publique était jusqu'à présent "mieux-disant" que le droit communautaire, qui impose aux Etats et à leurs démembrements (collectivités locales, établissements et entreprises publics concourant à des missions d'intérêt général, etc.) des obligations de publicité et de mise en concurrence pour la passation de leurs marchés de travaux et de prestations.

En effet, le droit français prévoyait jusqu'à maintenant une procédure formalisée d'appel d'offres applicable pour la passation des marchés de travaux à partir d'un seuil de 206 000 euros HT (alors que les directives européennes fixent ce seuil à 5 150 000 euros HT). Par ailleurs, les acheteurs publics étaient aussi obligés, selon le droit français, de procéder à des mesures de publicité et de mise en concurrence pour la passation de toute commande dont le montant prévisionnel excédait 4 000 euros HT( alors que le droit communautaire prévoit un seuil de 20 000 euros HT).

Par des décrets du 17 décembre 2008 portant mise en oeuvre du plan de relance de l'économie dans les marchés publics, le Gouvernement a d'ores et déjà modifié le droit des marchés publics en relevant les seuils précités aux niveaux autorisés par le droit communautaire (soit 5 150 000 euros HT pour les marchés de travaux contre 206 000 euros HT précédemment), rendant ainsi quasiment inopérante dans la plupart des collectivités et organismes publics la procédure formalisée !

De plus, le Gouvernement en a profité pour supprimer les commissions d'appel d'offres de l'Etat, de ses établissements publics et des établissements publics de santé et médico-sociaux.

Par ailleurs, last but not least, un projet de loi pour l'accélération des programmes de construction et d'investissements publics et privés facilitera le recours aux partenariats public-privé, dont le développement contribue à la privatisation rampante des propriétés publiques et des services publics.

Cet ensemble de mesures de libéralisation assez radicale du droit français de la commande publique est très préoccupant car le contexte de la crise économique permet au Gouvernement de justifier cette réécriture fondamentale de la réglementation dans l'urgence, sans débat public préalable.

Julien Collette, membre du LABO76
contact:
contact@lelabo76.com
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Samedi 20 décembre 2008 6 20 /12 /2008 01:20


A l’occasion d’une conférence de presse vendredi 12 décembre à Rouen, Christophe BOUILLON, 1er Secrétaire Fédéral du PS en Seine-Maritime, Guillaume BACHELAY, nouveau Secrétaire National ‘Industrie et NTIC’, Nicolas MAYER-ROSSIGNOL, coordinateur du LABO76 et Djoudé MERABET, trésorier de la Fédération, ont présenté le LABO76, véritable laboratoire d’idées (‘think tank’) des socialistes en Seine-Maritime.

 

L'écho dans la presse de ce lancement est disponible ici.

 

Le manifeste du Labo 76 est en ligne sur le site et peut être signé par email : contact@lelabo76.com  

 

 

Par Le Labo76
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Vendredi 28 novembre 2008 5 28 /11 /2008 23:32

Voir les premiers signataires du Manifeste

Avec Martine AUBRY, le Parti Socialiste est de retour. Au travail!

 

Jusqu’il y a peu, la Gauche était en échec. Échec politique avec la double défaite de 2002 et 2007 ; échec sociologique avec l’éloignement des catégories populaires ; échec idéologique quand la Gauche apparaissait aux yeux des Français comme le parti de l’immobilisme et de la confusion, alors que la droite réussissait le tour de force d’incarner le mouvement et l’action.

 

Mais la roue tourne. C’est la droite qui est aujourd’hui en faillite. Faillite de son modèle, le capitalisme financier, et de son idéologie, le ‘tout-marché’ imposé au début des années 80 et que nous avons toujours combattu. Faillite aussi de sa politique : elle est incapable d’enrayer les crises économiques, sociales et environnementales que sa domination idéologique et politique a elle-même engendrées.

 

Autour de Martine Aubry, le PS est désormais en ordre de marche. Pour gagner, la Gauche doit être capable de s’opposer avec clarté et fermeté, mais aussi de proposer avec conviction et précision.

 

Elle doit renouveler sa pensée politique avec un travail exigeant et critique, destiné à être publié et partagé. L’objectif du LABO76 est de contribuer à ce travail.

 

Le LABO76 est le ‘think tank’ de la Fédération PS de Seine-Maritime. Il est dédié à l’analyse des questions actuelles et émergentes dans notre société, à la critique de l’action gouvernementale et à la promotion de solutions politiques innovantes. Il rassemble les forces vives de la Fédération à travers une équipe vraiment renouvelée, diverse, à l’image du territoire.

 

Le LABO 76 vise aussi à répondre aux attentes des militants socialistes que le Congrès de Reims, par ailleurs si décevant, a permis de révéler. Nous voulons un parti renouvelé, actif, au sein duquel les militants puissent s’investir dans le débat d’idées, réfléchir ensemble et faire des propositions concrètes. Un parti à l’écoute, capable de dialoguer avec la société civile. Un parti ouvert, décloisonné, sans tabous.

 

Le LABO76 sera un espace de confrontations d’idées et de propositions. L’occasion d’écouter des syndicalistes, des universitaires, des responsables d’associations, des chefs d’entreprises, des artistes. Un laboratoire d’idées, ouvert, concret.

 

Nous nous réunirons régulièrement, partout en Seine-Maritime, au plus près du terrain. Des groupes de travail seront constitués, selon les compétences et les envies de chacun, autour des grands enjeux : crise financière, avenir du secteur automobile, pouvoir d’achat, emploi, écologie, santé, éducation, recherche, Europe… .

 

Nos travaux seront publics et mis en ligne sur notre site : http://www.lelabo76.com

 

Le LABO76 travaillera par projets, avec un double objectif d’analyse critique et de proposition.

 

Dans un premier temps, nous aborderons trois enjeux qui sont à la fois stratégiques au plan national et décisifs pour l’avenir de la Seine-Maritime :

 

-         L’industrie automobile dans la mondialisation et la crise financière ;

 

-         Les inégalités de santé dans les territoires ;

 

-         L’écologie et l’énergie.

 

Les réunions seront ouvertes aux militants comme aux sympathisants. Leur annonce sera publique, par l’intermédiaire du site internet du Labo et de sa newsletter.

 

Nous inviterons systématiquement un ou plusieurs intervenants extérieurs au PS, avec qui nous débattrons. Chaque réunion donnera lieu à un compte rendu qui sera mis en ligne sur le site internet.

 

Pour chaque thématique le LABO76 rédigera un court rapport qui fera la synthèse des réunions, présentera une critique argumentée de la politique gouvernementale et détaillera des pistes concrètes d’actions. Nous nous appuierons aussi sur les exemples des politiques menées par les collectivités locales, souvent déterminantes pour pallier les manquements du gouvernement.

 

Les rapports seront bien sûr mis en ligne et soumis au débat participatif sur internet.

 

La reconquête commence maintenant. La bataille se jouera sur le terrain des idées. Elle se prépare dès aujourd'hui. Tous les talents sont nécessaires. Rejoignez-nous !

 

L'équipe du Labo76

contact@lelabo76.com

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