Automobile

Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /2009 15:02
La prime à la casse de 1000 Euros décidée par Nicolas Sarkozy s'applique depuis le 4 décembre 2008. Le LABO76, dans son analyse des mesures gouvernementales, avait indiqué l'insuffisance de cette mesure pour résorber la crise du secteur automobile et fait des contre-propositions.

Les chiffres de janvier, rendus publics aujourd'hui, nous confortent dans notre analyse:
Voici l'article du Monde du 2 février:

Les immatriculations de voitures particulières ont baissé de 7,9 % en janvier en France sur un an à 149 385 unités, annonce, lundi 2 février, le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). A nombre de jours ouvrables comparables, les ventes de voitures neuves ont reculé de 3,5 %.

En tenant compte des ventes de véhicules utilitaires légers, les immatriculations s'inscrivent en baisse de 10,8 % le mois dernier à 178 105 unités, soit un recul de 6,6 % à nombre de jours ouvrables comparables. Les immatriculations de voitures particulières du groupe PSA Peugeot Citroën ont baissé de 11,2 % et celles du groupe Renault ont plongé de 20,9 % . Les ventes des marques françaises dans leur ensemble ont chuté de 17,1 % en janvier, alors que celles des marques étrangères ont augmenté de 0,3 %.


Parmi les marques étrangères, le groupe Fiat progresse en janvier de 15,7 %, le groupe Mercedes de 12,4 %, le groupe Ford de 5,9 %, et le groupe Volkswagen de 4,3 %. Le groupe BMW est en baisse de 21,4 %, le groupe General Motors Europe de 17,4 %, et Toyota (avec Lexus) de 8,7 %.


Article paru dans LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 02.02.09 | 12h54  
Par LE LABO76 - Publié dans : Automobile
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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /2009 22:43
Mardi 20 Janvier Christophe BOUILLON, député de la Seine-Maritime et membre du LABO76, a interpellé le gouvernement sur l'automobile à l'occasion d'une question orale à l'Assemblée nationale.


Question au gouvernement mardi 20 janvier 2009

La question de Christophe BOUILLON appelle une réponse précise sur plusieurs points: en particulier, pourquoi la France ne fait-elle pas appel au Fonds européen dit "d'ajustement à la mondialisation", doté de 500 millions d'Euros par an, pour aider les salariés victimes des délocalisations et des restructurations de l'industrie automobile? Le gouvernement espagnol, lui, n'a pas hésité et a obtenu plus de 10 millions d'Euros en 2008 pour un équipementier automobile et ses sous-traitants.

Voici la réponse du gouvernement par la voix d'Hervé NOVELLI (ci-dessous). Il n'y a aucune ambiguïté: il ne répond en rien à la question posée par Christophe BOUILLON sur le Fonds européen. Peut-être que le gouvernement n'est pas au courant de l'existence de ce Fonds ? Pour en avoir le coeur net, le LABO76 posera la même question dans sa lettre ouverte à Nicolas SARKOZY!

M. Hervé Novelli, secrétaire d'État chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme et des services.
Monsieur Christophe Bouillon, non, le Gouvernement ne reste pas inerte face à la gravité de la crise dans l’industrie automobile. Vous le savez, depuis maintenant près d’un an, nous avons pris plusieurs mesures – vous en avez d’ailleurs cité quelques-unes – : nous avons soutenu la demande par la mise en place du bonus-malus, instauré la prime à la casse et mobilisé de près de un milliard d’euros pour faciliter le financement du crédit par les clients. Il y a eu aussi l’accord sur l’anticipation des mutations économiques, signé par Luc Châtel et Christine Lagarde au mois de juillet dernier, et l’indemnisation améliorée du chômage partiel.

Tout cela ne suffit pas, à l’évidence, car s’il y a une action ponctuelle à mener, il y a aussi une action structurelle à engager. C’est tout le sens des mesures et des propositions qui ont déjà été instillées par le Président de la République lorsqu’il a indiqué qu’il allait mettre en œuvre un plan de 400 millions d’euros pour soutenir la recherche sur les véhicules décarbonés. Je rappelle aussi la mise en place du fonds sectoriel d’investissement de 300 millions d’euros, qui a été officialisé, ce matin même, aux états généraux de l’automobile.

Des contreparties sont, bien sûr, demandées aux constructeurs : pas de fermetures d’usines, pas de délocalisations, et des services d’achat qui ne mettent pas en péril la sous-traitance. (Exclamations sur les bancs du groupe GDR.)

M. André Chassaigne. Allez voir sur le terrain ce qui se passe !

M. Hervé Novelli, secrétaire d'État. Ces principes ont été rappelés fermement, dès ce matin, par le Premier ministre. Sans nul doute, ils guideront les propositions et les actions qui seront annoncées dans quelques jours par le Président de la République. Nous allons conforter notre filière automobile. Le Gouvernement ne laissera pas tomber cette filière ! (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP. – Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /2009 17:17

Les Etats généraux de l'automobile ont lieu mardi 20 janvier. Nicolas SARKOZY doit annoncer de nouvelles mesures pour la filière à la fin du mois.

Il y a urgence à agir fort et juste. Le LABO76 a élaboré un contre-plan de soutien avec des propositions concrètes et réalisables pour relancer et repenser l'industrie automobile.

Nicolas SARKOZY doit prendre des engagements forts. Nous invitons tous les citoyens à signer une lettre ouverte au Président de la République, lui posant 8 questions précises sur ses engagements pour les salariés, les entreprises et les territoires touchés par la crise de l’automobile.

 

Pour signer la lettre, envoyez un email avec votre nom, prénom et localité à automobile@lelabo76.com.
(Voir la liste des premiers signataires)

 

 

M. Nicolas Sarkozy

Président de la République

Palais de l'Elysée

 

Monsieur le Président,

 

 

L’industrie automobile s’effondre dans le monde, en Europe, en France.

 

La Seine-Maritime est l’un des territoires les plus durement touchés. Habitants de ce Département, nous ne nous résignons pas à regarder les usines tomber.

 

Le Secrétaire d’Etat à l’Industrie vous remettra prochainement des propositions pour soutenir le secteur. Parce que nous sommes directement concernés par la crise, et parce qu’il y a urgence à agir fort et juste, nous vous demandons des réponses à huit questions précises :

 

1.                  Vous engagez-vous à augmenter la durée et le taux d’indemnisation du chômage partiel pendant la durée de la crise ? Si oui, à quelle hauteur ?

 

2.                  Pour soutenir le pouvoir d’achat des salariés français de l’automobile, pourquoi n’avez-vous pas mobilisé le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation, pourtant doté de 500 millions d’Euros par an et qui a permis à l’Espagne d’obtenir en 2008 plus de 10 millions d’Euros pour 1600 salariés d’un équipementier automobile et ses sous-traitants ? Quand comptez-vous y faire appel ?

 

3.                  Suspendrez-vous, au moins dans les entreprises dont l’Etat est actionnaire, le versement des dividendes tant que des salariés sont au chômage partiel ?

 

4.                  Quelle(s) mesure(s) prendrez-vous pour réduire les délais de paiement des constructeurs aux PME sous-traitants ?

 

5.                  Imposerez-vous que toute aide publique soit remboursée si une entreprise qui en bénéficie délocalise alors qu’elle génère des profits ?

 

6.                  Imposerez-vous que toute entreprise qui licencie alors qu’elle est rentable prenne à sa charge l’indemnisation de ses salariés ?

 

7.                  Instaurerez-vous un droit à la transparence pour les consommateurs afin qu’ils soient informés, pour chaque véhicule en vente, de la localisation de la production, de la performance environnementale et de l’origine, s’il y en a, des aides publiques ?

 

8.                  Les collectivités territoriales, notamment en Seine-Maritime, se sont rapidement mobilisées pour soutenir le tissu économique local. Quels engagements financiers concrets prendrez-vous pour les aider dans cette mission ?

 

Dans l’attente de votre réponse nous vous prions, Monsieur le Président, de croire à l'assurance de notre très haute considération.




Télécharger la lettre au format PDF.

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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /2009 00:00
(Video: Automobile: le LABO76 au 19/20 de France 3 Hte-Normandie)
L
’industrie automobile s’effondre. La Seine-Maritime est durement touchée. Il y a urgence à agir fort et juste. Malheureusement, les mesures du plan Sarkozy sont insuffisantes et inadaptées.

 


Le gouvernement a oublié les salariés et l’urgence sociale.

Le gouvernement a oublié les PME.

Le gouvernement a oublié les collectivités territoriales, qui ont pourtant la connaissance fine du tissu économique local et se mobilisent pour le sauvegarder.

Le gouvernement a oublié d’investir massivement dans la recherche et l’innovation.

 

Face à la crise et aux manquements du gouvernement, nous ne nous résignons pas à ce que la Haute-Normandie connaisse le même destin industriel, économique et social que la Lorraine il y a 25 ans.

 

Le LABO76, laboratoire d’idées de la Fédération des socialistes de la Seine-Maritime, a élaboré son contre-plan de soutien à l’automobile. Fruit d’un dialogue avec des représentants des salariés, des constructeurs, des PME du secteur, il contient des mesures fortes, concrètes et réalisables pour répondre à l’urgence économique et sociale, mais aussi préparer l’avenir et jeter les bases de l’industrie automobile de demain. Nous proposons en particulier :


1-L’augmentation de la durée et du taux d’indemnisation du chômage partiel ;
 

2-La mobilisation rapide du Fonds européen d’aide aux salariés ;
 

3-La suspension du versement des dividendes aux actionnaires tant que des salariés sont au chômage partiel ;

4-La réduction des délais de paiement des constructeurs aux sous-traitants et la facilitation du crédit bancaire et de la trésorerie aux PME ;

5-L’application des principes ‘délocaliseur/payeur’ et ‘licencieur/payeur’ ;

6-Le droit à la transparence pour les consommateurs qui doivent être informés pour chaque véhicule de la localisation de la production, de la performance environnementale et de l’origine, s’il y en a, des aides publiques ;
 

7-Un appui massif de l’Etat aux collectivités territoriales pour soutenir le tissu économique local et financer la recherche et l’innovation.

Les propositions du LABO76 sont publiques et soumises au débat. Elles alimenteront l’élaboration du contre-plan national de relance que présentera le Parti Socialiste cette semaine.

Le LABO76 invite par ailleurs tous les citoyens à signer une lettre ouverte au Président de la République lui posant 8 questions précises sur ses engagements pour les salariés, les entreprises et les territoires touchés par la crise de l’automobile.

 

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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /2009 00:03

L’industrie automobile s’écroule. En France, les ventes de voitures neuves ont plongé de près de 16% en décembre 2008 après une chute de 14 % en novembre et de 6 % en octobre – la pire dégringolade depuis 30 ans. Les carnets de commandes se vident, les stocks enflent, les fournisseurs, sous-traitants et équipementiers sont exsangues.

La Seine-Maritime, où l'automobile emploie plus de 13 000 personnes, est l'un des Départements les plus touchés.

Il est urgent d'agir. Le Parti Socialiste a dénoncé l'insuffisance des mesures prises par le gouvernement pour soutenir l'industrie automobile et ses salariés. Le Secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc Chatel a annoncé que des "Etats généraux de l'automobile" se tiendront le 20 janvier. Mais comme souvent avec Nicolas Sarkozy, il est à craindre que les effets d'annonces ne soient que des annonces sans grands effets. Les caisses sont vides...

Comment repenser et relancer le secteur ?

 

Pour participer à ce débat de fond, le LABO76 vous invite à deux réunions-débats au siège de la Fédération du PS76 (32 rue d'Elbeuf à Rouen) :

 

-JEUDI 15 JANVIER de 12h30 à 14h avec Jean-Dominique WAGRET, Délégué Régional de Renault et Vice-Président du pôle de compétitivité MOV'EO.

-VENDREDI 16 JANVIER de 11h00 à 13h avec des représentants syndicaux :


  *CFDT : Alain LAROSE, Secrétaire général de l'Union métaux Normandie CFDT,

 
*CGT : Jean-Pierre LENORMAND, Secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de la métallurgie CGT76 et Philippe BOUTANT, Responsable du secteur économique à l'Union syndicale,


  *FO : Michel MAINGUY et Hervé PERIER, Secrétaires fédéraux FO métallurgie en charge du secteur automobile.

 

Ces réunions sont ouvertes aux militants comme aux sympathisants. Chaque réunion donnera lieu à un compte rendu qui sera mis en ligne sur le site internet.

La capacité d'accueil de la salle étant limitée, merci de bien vouloir nous informer de votre participation par email à contact@lelabo76.com .

 

A l'issue de ces travaux, le LABO76 rédigera un court rapport qui fera la synthèse des réunions, présentera une critique argumentée de la politique gouvernementale et détaillera des pistes concrètes d’actions.

 

Au travail! 

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