Santé

Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /2009 12:02

" La santé n’est pas une marchandise, l’hôpital n’est pas une entreprise"

 

Comment sauver l'hôpital en France ? En quoi consiste le projet de loi Bachelot ? Que demandent les syndicats ? Que proposent les socialistes ?

Pour participer à ce débat de fond, le LABO76 vous invite à une réunion avec Yves BLOCH, délégué régional de la FHF (Fédération Hospitalière de France), par ailleurs Directeur du Centre Hospitalier de Dieppe.

La réunion aura lieu mercredi 17 juin, 18h à Dieppe, salle annexe de la Mairie.
Seront notamment présents:

Sandrine HUREL, Députée et Conseillère Générale de Dieppe
Thierry LEVASSEUR, 2ème adjoint de la Ville de Dieppe et Vice-Président de la Communauté d'agglomération 'Dieppe Maritime'.

Cette réunion est publique, ouverte aux militants comme aux sympathisants. Elle donnera lieu à un compte rendu qui sera mis en ligne sur le site internet.

La capacité d'accueil de la salle étant limitée, merci de bien vouloir nous informer de votre participation par email à
contact@lelabo76.com .

 

Au travail!

Par LE LABO76 - Publié dans : Santé
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 13:29

Télécharger ici la version pdf.

Nous pouvons être fiers de notre service public de Santé, assuré avec courage par un personnel extrêmement dévoué et qualifié, que nous envient de nombreux pays. L’hôpital public est la colonne vertébrale de ce système. Il assure les grandes missions de Santé (urgences, action sociale, formation, recherche), qui ne peuvent se réduire à une logique de rentabilité et que n’assure pas le secteur privé.

 

Depuis 7 ans, la droite organise la crise et le démantèlement de ce service public :

-          Elle étrangle financièrement les hôpitaux. Au lieu d’adapter les moyens aux besoins croissants d’une population dont les tranches d’âges extrêmes (les plus jeunes, les plus âgés) augmentent, elle les réduit drastiquement.

-          Elle orchestre des plans sociaux qui assèchent l’offre de soins : au Havre, 400 emplois sont supprimés en 2 ans. En France, 20 000 sont menacés en 2009.

-          Elle impose un système de tarification à l’activité aux nombreux effets pervers : sélection des actes, des malades et des pathologies sur des critères de rentabilité. C'est ce qui conduit aujourd'hui l'hôpital du Belvédère à la faillite.

-          Cédant au lobby des médecins, elle refuse d’augmenter le numerus clausus.

-          Elle autorise et facilite le dépassement d’honoraires (2 milliards d’Euros en 2007).

-          Elle refuse d’organiser l’implantation des médecins libéraux dans les territoires, au mépris du principe d’égalité : les malades sont au nord, les médecins au sud.

-          Elle crée de nouvelles taxes sur les malades, les franchises médicales.

 

L’hôpital public est en crise. Les inégalités d’accès aux soins augmentent.

Le projet de loi Bachelot – Hôpital, Patients, Santé, Territoires va aggraver cette situation.

 

La loi vise à transformer l’hôpital en une entreprise, dirigée par un patron omnipotent, guidée par une logique économique de mise en concurrence et de rentabilité. Très concrètement, cette logique se traduit par :

-          La redéfinition des missions de service public hospitalier et la mise en concurrence directe avec les cliniques privées.

-          Une gouvernance calquée sur le modèle de l’entreprise (directeur, directoire, conseil de surveillance), sans démocratie sociale, sanitaire et locale

-          Le regroupement des établissements dans une logique purement économique, sans considération sur la population.

-          L'absence de recettes nouvelles pour financer les besoins du service public.

 


Le Parti socialiste défend l’hôpital public avec détermination. Lors d’une conférence de presse le 13 mai, Martine AUBRY et Marisol TOURAINE (Secrétaire Nationale à la Santé) ont présenté la résolution adoptée par les présidents de CHU/CHRU socialistes, signée notamment par Valérie FOURNEYRON.

 

Le LABO76, laboratoire d’idées de la Fédération des socialistes de la Seine-Maritime, fait des contre-propositions pour sauver notre service public de Santé. Fruit d’un travail interne et d’un dialogue avec des représentants des principaux syndicats en Seine-Maritime, ces contre-propositions sont des mesures fortes, concrètes et réalisables pour répondre à l’urgence sanitaire.

 

Nous refusons la mise à mort du service public de Santé, qui ressemble étrangement à la mise à mort de nos Universités publiques. Nous demandons le retrait du projet de loi et une concertation réelle avec les professionnels.

 

Des pistes existent et doivent être explorées, autour de 4 grands principes:

 

1 - De nouveaux moyens pour la Santé

- Les niches fiscales représentent 75 milliards d’Euros par an. Il faut les revisiter.

- Le paquet fiscal coûte 15 milliards d’Euros par an, dont 5,5 mds/an pour financer les heures supplémentaires et freiner l’embauche, quand le chômage explose.

- Le bouclier fiscal coût plus de 500 millions d’Euros par an, alors qu’il manque 800 millions aux hôpitaux publics.

- La non-taxation des stock-options et des parachutes dorés représente un manque à gagner de 3,5 milliards d’Euros par an.

 

2 - Un financement adapté pour l’Hôpital

- La tarification à l’activité doit être réévaluée et réformée.

- Le financement des MIGAC (Missions d’intérêt général et aide à la contractualisation) pourrait être pondéré selon les données épidémiologiques du territoire, de rayonnement de l’établissement et en renforçant les moyens pour des pathologies prévalentes (cancers, maladies d’Alzheimer, maladies infectieuses ….)

 

3 – Une démocratie sanitaire et sociale, au plus près des besoins

- La place primordiale de la communauté soignante au sein de l’hôpital public doit être réaffirmée, ainsi que celle des élus, seuls garants de l’intérêt général, des représentants des salariés et des usagers.

- Le maillage territorial doit être amélioré et non pas attaqué.

- Le travail des professionnels doit être reconnu et valorisé : autre mode de rémunération des praticiens hospitaliers, tenant compte de la pénibilité et des conditions de travail ; reconnaissance du travail des infirmières en commençant par l’équivalence légitime de leur diplôme à bac+3 ; reconnaissance des sages-femmes.

- Le réseau des SAMU/SMUR doit être maintenu au plus près des patients.

 

4- Lutter contre les déserts médicaux

- En ouvrant le numerus clausus.

- En rétablissant les missions dévolues à la médecine de ville.

- En proposant des allocations d’études en échange de l’implantation ultérieure sur un territoire en manque de médecins.

- en incitant à la création des Maisons de Santé pluridisciplinaires, pour mutualiser les dépenses, répondre aux urgences « simples » en désengorgeant les urgences des hôpitaux, et renforcer les collaborations entre les acteurs de la Santé.

Par LE LABO76 - Publié dans : Santé
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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /2009 23:11

" La santé n’est pas une marchandise, l’hôpital n’est pas une entreprise"


Après les universités, où la contestation dure, les hôpitaux entrent à leur tour en conflit ouvert avec le gouvernement. En cause: le projet de loi "Hôpital, patients, santé et territoires", dite "Loi Bachelot", dont le volet hospitalier sera examiné par le Sénat à partir du 11 mai.

L'exemple de l'hôpital du Havre est particulièrement édifiant. L’évolution à marche forcée vers les pratiques d’hôpital « entreprise » mettant en cause les missions de service public est dangereuse pour les patients comme pour les personnels. Des "déserts médicaux" proliférent partout en France, notamment en Haute-Normandie.

Comme pour les universités, la droite n’entend pas la légitime critique de sa politique. Pourtant dans les deux cas, c’est le service public et le principe constitutionnel d’égalité qui sont remis en cause.

Quel est le bilan de santé du système de santé en France? En quoi consiste le projet de loi Bachelot ? Que demandent les syndicats ? Que proposent les socialistes ?

Pour participer à ce débat de fond, le LABO76 vous invite à une réunion-débat avec des représentants syndicaux FO/CFDT/CGT, MERCREDI 6 MAI à partir de 18 h 30, à l’Acrobate café (salle du fond), 77 rue Louis Brindeau AU HAVRE.

Les invités:
Annick Alleaume, Secrétaire départementale FO pour les services de santé.
Marie-Pascale Leroy, Secrétaire départementale CFDT santé sociaux Le Havre et sa région
Philippe Le Corre, Représentant de la Fédération CGT de la Santé et de l'Action sociale à l'hôpital du Havre.

Cette réunion est publique, ouverte aux militants comme aux sympathisants. Elle donnera lieu à un compte rendu qui sera mis en ligne sur le site internet.

La capacité d'accueil de la salle étant limitée, merci de bien vouloir nous informer de votre participation par email à
contact@lelabo76.com .

 

A l'issue de ces travaux, le LABO76 rédigera un court rapport qui fera la synthèse des réunions, présentera une critique argumentée de la politique gouvernementale et détaillera des pistes concrètes d’actions.

 

Au travail! 

Par LE LABO76 - Publié dans : Santé
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Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /2009 21:03

NB: les posts de la catégorie 'regards' sont des analyses courtes et argumentées, faites par des membres du LABO76 sur des sujets d'actualité liés aux travaux du labo (plan de relance de l'économie, inégalités de santé, environnement et énergie...). Si vous souhaitez participer au débat et envoyer vos analyses, contactez nous par email: contact@lelabo76.com
           

« Docteur, C'est là que j'ai mal»
dit la vieille dame en pointant du doigt son épaule. Cette petite phrase jusqu'à présent anodine, reflet des échanges courant entre un médecin et son patient, elle pouvait être prononcée par chacun de nous, sur l'ensemble du territoire, quelque soit notre condition.


 
           Aujourd'hui, ce droit à la santé, ce droit au soin est mis à mal. De nombreux citoyens se voient l'accès aux soins refusé par un tiers ou se l'infligent à eux même. En effet, la « solidarité à la francaise » n'est plus ce qu'elle était : sous couverts d'économies, c'est dans la poche des assurés que la charge augmente : forfait hospitalier, franchises médicales, déremboursement des médicaments, dépassements d'honoraires, augmentation  des complémentaires, reste à charge divers et variés. La coupe est pleine et,  l'usager souvent recule, hesite, reporte un soin. Et même s'il est couvert par la Couverture Maladie Universelle ( moins de 806 euros par mois)ou qu'il possède les moyens d'une complémentaire ( souvent plus de 1500 euros par mois pour pouvoir la financer), cela ne garantit pas un accès car là aussi les inégalités sont grandes: les bénéficiaires de la CMU ne sont pas toujours les bienvenus dans le secteur privé; quant au medecin de secteur 1 c'est à dire conventionné et remboursé, il se fait, dans certains territoires, fort rare, laissant trop souvent la place au secteur 2 à honoraires libres donc onéreux, sous le regard absent de l'Etat « régulateur ».            Car la réalité médicale est terrible: certes, la démographie médicale donc le nombre de medecins va diminuer dans les années à venir mais c'est surtout la répartition qui est inéquitable : en un mot,  les médecins sont au sud et les besoins de santé sont au nord, sous le regard détourné de nos dirigeants.


           
Autre inégalité revelatrice de la politique menée ces dernières années: l'accès aus soins d'urgence et aux services spécialisés. Les multiples restructurations, fermetures de lits, voir d'établissements éloignent chaque jour un peu plus l'usager des structures de santé notamment, dans les zones rurales. Les conflits de Carhaix et de Lourdes sont symboliques à cet égard. Le projet de loi Bachelot appelé  Hôpital Patients Santé Territoire, discuté actuellement à l'Assemblée aurait pu se pencher sur ces aspects comme il prétend d'ailleurs le faire. Malheureusement sous couvert d'une meilleure répartition des moyens, ce projet marque avant tout l'instauration de l'Hôpital-entreprise et la Santé-comptable sous le regard libéral de notre président. Dès lors, demain, notre vieille dame aura-t-elle toujours les moyens de trouver un médecin et un étblissement de soins  à proximité pour répondre à sa préoccupation ?

Olivier MOURET, membre du LABO76

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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /2009 02:09

Article paru dans Filfax le 13 janvier 2009 (www.filfax.com)


La densité des praticiens est nettement inférieure à la moyenne nationale en Haute-Normandie. Le constat vaut surtout pour les spécialistes avec une répartition territoriale inégale au détriment de l’Eure de surcroît en forte progression démographique.

Les ratios sont éloquents : 99 généralistes contre 112, 61 spécialistes contre 88, 36 chirurgiens-dentistes pour 62, 78 infirmiers pour 111 et 48 kinésithérapeutes pour 81 en moyenne en France. Certaines pathologies sont particulièrement fréquentes en région. Les tumeurs représentent une surmortalité relative de 10% pour les femmes et de 20% pour les hommes.

La région est tout simplement la dernière pour le nombre de lits de psychiatrie adulte et de pédopsychiatrie dans un contexte social difficile où elle est la 5ème pour sa proportion de Rmistes.

 

 

*****************************
Voilà qui démontre l'importance du second thème sur lequel le LABO76 travaillera dès février : les inégalités de santé, en analysant notamment la réforme de l'hôpital annoncée en début d'année par N. Sarkozy.
Par LE LABO76 - Publié dans : Santé
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